Comment traiter le mildiou de la tomate ?

Le mildiou est une maladie cryptogamique touchant les tomates, ainsi que de nombreux autres légumes, tels que : la vigne, la pomme de terre, les cucurbitacées, les crucifères, etc. Il est très dévastateur du fait de sa prolifération rapide qui peut anéantir toute une plantation en un rien de temps.

Il est aussi très difficile à traiter. Pour vous aider, voici comment faire pour traiter efficacement le mildiou. Dans cet article, on va rester au traitement du mildiou de la tomate mais les méthodes de préventions et de lutte sont pratiquement les mêmes pour tous les légumes pouvant être atteint de cette maladie.

Les conditions d’apparition et les symptômes du mildiou de la tomate

Il est d’abord bon de savoir que le mildiou de la tomate est causé par un chromiste connu sous le nom scientifique « Phytophthora infestans ». Les conditions favorables à son développement sont la chaleur et l’humidité.

Au début de l’attaque, on observe des tâches brunes sur les feuilles des tomates. Puis, elles s’agrandissent et les feuilles se dessèchent petit à petit jusqu’à ce que tout le plant soit contaminé. Celui-ci n’arrive plus à se nourrir et il s’affaiblit peu à peu et meurt. Évidemment, les fruits deviennent également non consommables.

Ces symptômes apparaissent souvent en quelques jours seulement de la contamination. Il est à noter qu’une fois que le mildiou a touché un pied de tomate, il peut infecter aussi les autres pieds en plusieurs jours seulement si on ne le traite pas. Ce qui anéantira la récolte.

Comment prévenir le mildiou de la tomate ?

Il est vraiment difficile de traiter le mildiou une fois qu’il s’est déclaré.

Il vaut mieux donc multiplier les préventions :

  • Cultiver les tomates sous abri

Comme il a été dit un peu plus haut, ce sont la chaleur et l’humidité qui favorisent l’apparition du mildiou. Alors, préférez la culture sous abri pour éviter les dégâts. Les feuilles de vos plants seront protégées de la chaleur venant du soleil, ainsi que des gouttes de pluie.

  • Bien aérer ses tomates

Vous allez sûrement arroser vos tomates, alors pour que les feuilles sèchent vite, car des feuilles mouillées longtemps sont favorables au mildiou, espacez vos plants de 40 cm environ pour qu’ils soient bien aérés. Cette aération est également indispensable pour que les tomates ne se touchent pas. Ce qui limitera la propagation du mildiou en cas d’atteinte d’un pied de tomate seulement.

Et puisqu’on parle d’arrosage de tomates, évitez autant que possible de mouiller le feuillage quand vous arrosez vos plants. Plus précisément, il faut arroser seulement le pied. Il est également préférable d’effectuer cette tâche le matin, comme cela la terre ne sera pas humide la nuit. Ce qui est aussi un facteur d’apparition du mildiou.

  • Attention au sol

Le sol constitue un très bon vecteur de mildiou. Ainsi, prenez bien soin à ce que vos plants, notamment les feuilles, ne touchent pas le sol. En les laissant toucher le sol, vous favoriserez l’apparition de cette maladie néfaste.

  • Ne pas mettre des pommes de terre et des tomates côte à côte

On parle ici du moyen de lutte contre le mildiou lors de la culture de ces deux espèces. Le facteur du mildiou est le même pour les deux et des pommes de terre contaminées peuvent très bien infecter les tomates et vice-versa. Certains agriculteurs disent que les autre variétés de mildiou, dont celles qui attaquent les choux ou les cucurbitacées, ne sont pas contagieuses pour les tomates mais aucune étude n’a encore confirmer de telles constatations. Alors, mieux vaut éviter de cultiver également ces légumes à côté des tomates pour ne pas avoir de mauvaises surprises au cours du développement des plants.

Traitement du mildiou de la tomate

Si vos tomates sont atteintes de mildiou, vous n’aurez d’autre choix que de supprimer les parties infectées le plus vite possible pour stopper son développement, de façon à ne garder aucune trace du chromiste facteur de la maladie.

Pour cela, coupez-les parties des plants qui présentent les symptômes cités ci-dessus avec un sécateur propre. Le mieux est de stériliser ce dernier après chaque coupe pour éviter de contaminer les autres plants qui sont encore sains. Une fois la coupe terminée, brûlez les déchets. Les jeter n’est pas très conseillé, surtout dans le compost, car les spores de mildiou se répandront sûrement donc dans tout le potager. Si vous voulez procéder ainsi, jetez les parties de plantes infectées à la poubelle.

Lorsque vous aurez fini de supprimer toutes les traces de mildiou sur vos tomates, traitez les plants sains avec de la bouillie bordelaise, puis refaites l’opération de manière régulière jusqu’à peu près 15 jours avant la récolte. Vous pouvez également pulvériser tout le feuillage de vos plantes avec de la décoction de prêle ou d’ail, ou encore avec une solution constituée d’une cuillère à soupe de bicarbonate de soude et une cuillère à soupe également de savon noir liquide par litre d’eau. Vous devez effectuer cette opération une fois tous les 10 jours.

La bouillie bordelaise est sûrement le traitement le plus efficace pour éradiquer le mildiou. Les trois préparations naturelles qu’on vient de citer (décoction de prêle ou d’ail et la préparation à base de bicarbonate de soude) ne peuvent que bloquer le développement du mildiou et ne sont donc idéals qu’au début de la contamination. Toutefois, le cuivre que cette bouillie contient tue une grande partie des micro-organismes au contact du sol.

Faut-il arrêter de cultiver des tomates sur un endroit déjà contaminé par le mildiou ?

La réponse est oui, du moins durant quelques années (quatre ou cinq ans). Les spores de mildiou passent, en effet, l’hiver dans les débris de plantes déjà contaminés, sous terre, et ne sont totalement inoffensifs qu’après des années après la suppression des plantes infectées.

Des variétés de tomates plus et peu résistantes au mildiou ?

Les variétés hybrides et anciennes sont plus résistantes aux attaques de mildiou que les autres mais elles ne sont pas totalement immunisées. Il s’agit par exemple des tomates cerise, le Saint Pierre, Iron Lady ou Pyros (F1), La Rose de Berne, etc.

Opter pour la culture des variétés précoces peut être aussi une bonne idée. Ainsi, vous pourrez espérer récolter les fruits produits tôt en saison, avant la déclaration de la maladie.

Est-ce que tailler ou non ses tomates peut les protéger contre le mildiou ?

Cette question se pose souvent. En réponse, certains disent avoir remarqué que leurs tomates résistent mieux au mildiou, ainsi qu’à d’autres maladies lorsqu’ils ne les taillent pas. D’autres disent qu’ils taillent méticuleusement les feuilles et cela marchent aussi. Que faut-il donc penser de ces deux remarques totalement opposées ? La première remarque peut être vraie dans le sens que sans des blessures, il y aura moins de risques de contamination venant de l’extérieur.

Pour la deuxième constatation, tailler les feuilles touchant le sol réduit la chance de contamination du mildiou aux tomates. Elles n’en seront pas pour autant immunisées puisque leurs pieds resteront attachés au sol.

Donc, on peut dire que la taille est nécessaire mais seulement des feuilles qui touchent le sol. Ce qui ne devra pas trop être un grand risque d’apparition du mildiou car dans ce cas, l’opération ne causera pas de multiples blessures au plant que celui-ci pourra se développer mieux.

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