Les bienfaits du fumier de cheval pour votre potager ?

De nos jours, une multitude d’amendements permettant l’amélioration de la qualité de la terre sont disponibles. Ils peuvent être organiques ou minéraux.

Comme leur nom l’indique, les amendements organiques permettent d’enrichir la terre par apport de matières organiques. Leur utilisation permet également d’améliorer les terres lourdes et argileuses ainsi que les terres légères et sableuses.

Contrairement aux engrais, le fumier, avant de servir de nourriture aux plantes, agit d’abord sur le sol. Ainsi, les futures plantations pourront profiter de la décomposition des matières organiques et humus tout au long de leur croissance.

Le fumier de cheval figure parmi les plus connus et les plus utilisés parmi cette multitude d’amendements organiques. Tous les jardiniers, qu’ils soient amateurs ou professionnels, reconnaissent que ce genre de fumier est bon pour les rosiers. Il possède des vertus potagères, et surtout, il est très facile à trouver et à utiliser.

À défaut d’habiter près d‘un centre équestre où il suffit de demander ce type de fumier, sachez que des sacs de fumier de cheval sont aussi vendus en jardinerie.

Les propriétés du fumier de cheval

Le fumier de cheval désigne un mélange composé de paille qui a servi comme litière et des déjections d’urine et d’excréments de l’animal. Le fumier de cheval est riche en humus et en nutriments minéraux.

La composition du fumier de cheval peut varier suivant les méthodes d’élevage. En général, il est composé d’un tiers de crottin et de deux tiers de paille. Des études réalisées ont permis de connaître sa composition chimique.

Une tonne de fumier brut contient 8.2 kg d’azote, 3,2 kg de phosphore, 9 kg de potasse et 2 kg de magnésium. Le fumier de cheval est aussi riche en azote.

Grâce à cette richesse, Il est particulièrement adapté aux sols argileux. Il assure la fertilisation des sols et favorise le développement des végétaux. Il constitue un excellent apport autour des arbres fruitiers. Il est surtout utile pour la production de pommes de terre.

Comparé aux autres fumiers, le fumier de cheval présente une caractéristique spécifique : de nature chaude, il augmente la température du sol où il est épandu.

Comment utiliser le fumier de cheval au potager ?

Certaines précautions sont à prendre avant d’utiliser ce fumier.

Pour ne pas brûler les cultures, il convient de le laisser mûrir. S’il est utilisé trop frais, le fumier de cheval peut brûler les racines des végétaux car la fermentation provoque une grande augmentation de température en profondeur du sol.

Pour obtenir les résultats escomptés dans son potager, Il est nécessaire de le valoriser en compost. Le processus de compostage nécessite un temps de repos qui varie entre trois mois et un an. Pour cela, il faut entasser, à l’air libre, plusieurs piles de fumier de cheval.

Pour enrichir le compost en biomasse, on peut y incorporer des résidus ménagers, tels que : les épluchures, les restes alimentaires végétaux. S’il est sec, il faut procéder à l’arrosage. Ceci favorise la décomposition.

Pendant toute la durée du compostage, il est nécessaire de retourner plusieurs fois les piles. Cela permet d’éliminer au maximum les éventuels germes et champignons qu’il renferme.

C’est seulement après avoir mûri que le fumier de cheval pourra être utilisé. Après épandage, pour bien l’intégrer, il suffit de gratter légèrement dans les cinq à dix premiers centimètres du sol.

Pour certaines plantes qui ont besoin de beaucoup plus de nutriments, ce fumier peut être utilisé en paillage.

Dans le cadre d’une culture en serre chauffée, il favorise la pousse des plantes hors saison.

Il est très bénéfique pour les tomates poivrons et aubergines, ainsi que pour les courgettes, les potirons, les melons, les courges et toutes les plantes de la famille des cucurbitacées.

À demi mûr, le fumier de cheval permet d’améliorer la structure du sol. Il peut être épandu directement sur les espaces libérés de leurs cultures. Le processus de sa transformation en humus sera assuré par les vers et d’autres micro-organismes.

Le fumier de cheval vendu en jardinerie peut être répandu directement au potager car il a déjà été composté.

Quels sont les éléments qu’une plante potagère a besoin ?

Généralement, en agriculture, les trois principaux éléments inséparables sont :

  • L’azote dont le symbole chimique est le N. Il participe à la fabrication des protéines ;
  • L’acide phosphorique représenté par la lettre P. Cet élément contribue à la  fabrication des cellules ;
  •  La potasse est symbolisée par la lettre K. Son rôle est de renforcer la plante et la rendre plus  résistante aux maladies, aux parasites, au gel. Avec l’azote, la potasse  participe à la fabrication des protéines.

D’autres éléments fertilisants, tels que : les sels minéraux, sont indispensables à la croissance des plantes:

  • Les minéraux, également appelés macroéléments, sont constitués :
  • De calcium : son rôle est de relier les cellules entre elles ;
  • De magnésium qui participe à la formation des glucides,
  • De fer : il sert à activer les enzymes,
  • De sodium : il joue un rôle important durant la croissance de la plante,
  • De soufre : il est nécessaire dans la synthèse des protéines.
  • Les microéléments ou oligo-éléments : D’après leur nom, les besoins de plantes en oligo éléments sont en petite quantité. Pourtant, leur présence est essentielle.

Les principaux oligo-éléments nécessaires pour le développement des plantes sont : l’aluminium,  le cuivre, le bore et l’iode, sans oublier le zinc et le cobalt.

Pour pouvoir croître normalement, les plantes puisent ces éléments, les macroéléments ainsi que les oligoéléments, dans la terre. Pour ne pas appauvrir le sol, ces éléments prélevés doivent être compensés.

Avantages et inconvénients des 2 sortes d’engrais

Il faut compenser les prélèvements qu’opèrent les plantes pour ne pas appauvrir le sol.

Cette compensation peut être réalisée par utilisation de deux sortes d’engrais:

  1. Les engrais chimiques appelés aussi engrais minéraux de synthèse. Ce type d’engrais présente le grand avantage de nourrir directement les plantes.

Leur composition est déterminée à l’avance. Ce qui permet un emploi plus sûr car bien ciblé.  Ils sont adaptés aux différents besoins des cultures.

En ce qui concerne les inconvénients de l’utilisation des engrais chimiques, ils sont rapidement lessivés par les fortes pluies et les fréquents arrosages. Ils atteignent alors les profondeurs et polluent les nappes phréatiques.

  1. Les engrais organiques ont la particularité de se décomposer lentement. Les éléments minéraux assimilables par les végétaux sont donc relâchés au fur et à mesure. Ce qui constitue une sorte de goutte à goutte nutritif.

Les engrais d’origine végétale contribuent à l’enrichissement du sol. La dégradation d’un mélange de matières carbonées d’origine végétale et animale produit l’humus.

Parmi les amendements organiques utilisés, le fumier est le meilleur. Son utilisation permet d’améliorer la texture du sol, tout en apportant une réserve  d’éléments nutritifs pour les plantes.

Confronté aux autres fumiers : fumiers de vache, de mouton ou de volaille, le fumier de cheval est sans conteste le meilleur. Il est riche en fertilisants et en matières sèches.

Comme les chevaux sont des non ruminants, le fumier qu’ils produisent est « chaud ». Le fumier de cheval constitue une source de chaleur écologique et économique. Il sert spécifiquement à fournir la chaleur de fond nécessaire aux semis d’hiver et pour les cultures précoces et aussi à alléger les terres lourdes et argileuses.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s