Connaissez-vous parfaitement le Mandarinier ?

Chacun de nous connait très bien ce fruit oranger au parfum si envoûtant qu’est la mandarine. Et si l’on creusait un peu d’où vient ce fruit qui nous est si familier ? Zoom sur l’origine de ce fruit : le Mandarinier, ainsi que quelques conseils si l’on souhaite le planter dans son propre jardin.

Origine du Mandarinier

La mandarine, cet agrume à la couleur orangée de 8 cm de diamètre environ, est issu du mandarinier. Originaire de l’Asie du Sud Est, plus précisément de la Chine et du Viêt Nam, le mandarinier peut atteindre une hauteur de 3 à 4 mètres.

Dans des conditions climatiques idéales, ce grand arbuste atteint même les 8 mètres de haut ! Le nom de ce fruit vient du fait que la couleur de sa peau rappelle celle de la soie dont les robes des mandarins étaient faites. Plus tard, vers le 19ème siècle, les peuples bordant la Méditerranée commencèrent à le planter.

Le nom scientifique de cet arbre est Citrus reticulata. Il est classifié dans la famille des Rutaceae et son fruit quant à lui est  attribué dans la famille des agrumes. Le mandarinier présente des feuilles fines très particulières, le distinguant des autres arbres de la même famille tels que le citronnier par exemple.

Ces fleurs, de couleur blanche, sont aussi dotées d’un parfum assez délicat, muni d’un côté très exotique. Il est à remarquer que l’arbre fleurit 2 fois par an (au printemps et en hiver), permettant à ceux qui le cultive de profiter de ce doux parfum.

Cet arbre possède de nombreuses variétés, dont l’Owari, qui est une espèce spécialement résistante au froid et est très sucré par rapport aux autres variétés. Il ne faut surtout pas confondre la mandarine avec la clémentine.

En effet, ces deux agrumes se ressemblent beaucoup. Cependant, il faut savoir que la clémentine est un hybride de la mandarine, créé par le croisement de la mandarine avec un bigaradier. Cela a alors donné une  variété plus résistante au climat européen.

Géographiquement parlant, cette plante est plus adaptée à un climat chaud. C’est ce qui explique qu’il pousse mieux en Espagne, en Tunisie, en Algérie et au Maroc. Pour ce qui est le cas des pays Européens en général tel que la France, on y cultive son hybride comme la clémentine, afin qu’il puisse faire faces aux rudes hivers, même si cette arbuste pourrait résister à une température de -10°C.

Sa plantation

Force est de reconnaître que la plantation du mandarinier n’est pas une mince affaire, mais avec les bonnes préparations, on peut rendre la tâche moins difficile qu’il n’y paraît. Cette difficulté est en relation avec les exigences de la plante en matière de conditions climatiques. En effet, elle est habituée au soleil et ne supportera pas une atmosphère trop fraîche.

Pour la partie Nord de la France, la plantation en intérieur, en pot ou en bac, est conseillée vu l’hiver assez rude dans cette partie-là. Pour le Sud de la France, là où les périodes hivernales sont plus douces, on peut très bien la planter en pleine terre mais il faudra alors être très méticuleux avec l’entretien.

Pour le premier type de plantation qui est la plantation en intérieur, on commence par choisir le plant. Dans ce cas-ci, on choisit un en bonne santé et qui est assez solide, c’est-à-dire, avec un feuillage de couleur vert profond et bien droit. Il faut surtout bien vérifier que les plants n’aient aucun insectes ou parasites.

En effet, ils pourraient freiner le développement de la plante, voire même la tuer. On choisit aussi un pot assez grand pour pouvoir contenir toutes les racines du mandarinier. En effet, les racines auront besoin d’un espace assez large (ayant un diamètre de 40 cm au minimum, ou au moins de la même taille que l’appareil aérien de la plante) pour pouvoir assurer le développement de toute la plante. Il est très important que ce pot ait un trou en bas pour que l’excédent d’eau puisse être évacué.

Une accumulation d’eau pourrait en effet entraîner la putréfaction des racines, donc la mort de la plante. On passe maintenant à la composition du sol. Tout au fond du pot, on y déplace des billes d’argile, qui feraient office de drainage. On remplit le pot au tiers pour avoir une couche assez épaisse.

Ensuite, on fait un mélange d’engrais avec du terreau conçu spécialement pour les agrumes. On dépose la moitié de ce mélange dans le pot avant d’y planter le plant de mandarinier bien au milieu. On se sert ensuite du reste du mélange pour remplir le pot et maintenir l’arbuste bien en place. On veille à bien tasser la terre tout autour du tronc, et on arrose le tout pour finir.

Pour la plantation en pleine terre, il est à savoir qu’on ne peut la pratiquer que dans la zone dite de l’oranger (dans Sud Est de la France et le Sud des Pyrénées orientales). Dans ce cas, on aura besoin d’un porte-greffe assez solide afin que l’arbuste puisse bien fructifier.

On choisit un emplacement profitant d’un bon ensoleillement et qui n’est pas trop exposé au vent dominant. Une fois l’emplacement choisi, on commence par creuser un trou carrée de 1 m3, c’est-à-dire, un mètre de chaque côté et 1 mètre de profondeur.

Comme pour la plantation en pot, le mandarinier nécessite une couche de drainage tout au fond. Cette couche sera alors constituée de gravier, de billes d’argile ou de sable dans le cas où le sol est très argileux.  Avec la terre venant du trou, on y mélange de l’engrais ou du compost. On y installe ensuite le porte-greffe, et on rebouche le trou. On termine par un arrosage de la plante, puis on met du compost sur le pied de l’arbuste et le tour est joué.

Il est à préciser que le mandarinier est adapté à une terre plutôt acide. Il préfère un sol bien drainé et pas trop humide, ayant un bon ensoleillement, et le meilleur moment pour le planter est en printemps, là où tout risque de gel est écarté.

Conseils d’entretien

Bien que le mandarinier déteste l’humidité, c’est une plante très gourmande en eau. C’est plutôt l’eau stagnante qui ne lui convient pas. Chaque mandarinier en pleine croissance nécessite un très bon arrosage 3 fois par semaine pour assurer son développement. Il doit aussi être fertilisé à l’aide d’engrais tous les 2 semaines durant cette période.

Il est préférable d’utiliser des engrais bio pour la santé de la plante et aussi celle de ceux qui vont consommer le fruit par la suite. Cet engrais a pour but d’assurer un apport en azote, en phosphore et en potasse, les minéraux de base pour sa croissance.

Afin de protéger l’arbre durant l’hiver, le pied devra être recouvert de cendre venant de la cheminée. Cela évitera au gel d’atteindre les racines. Voilà ce qui concerne les mandariniers plantés en pleine terre.

Pour ceux qui sont plantés dans un bac ou un pot, il faudra surélever le pot afin qu’il n’y ait pas d’eau stagnante dans la coupelle qui le soutient. Dès le début de l’automne, la plante devra être abritée dans un endroit frais, avec une température entre 8°C à 10°C. L’endroit devra aussi être bien éclairé. Sans ces conditions, les feuilles de l’arbre jauniront petit à petit, puis vont tomber une à une. Il est à signaler que des feuilles qui pointent vers le bas au lieu d’être bien droites vers le haut indiquent un manque d’eau, et il vous faudra arroser tout de suite.

Il ne faudra pas non plus oublier l’ajout de fertilisant pour enrichir le sol du pot. Le rempotage pour cet arbre fruitier se fait tous les 2 à 3 ans. Dans ce cas, on veille à ce que la taille du pot ou du bac utilisée augmente progressivement après chaque empotage afin de permettre aux racines de bien se développer.

Dans les deux cas, c’est-à-dire pour la plantation en pot ou en pleine terre, la plante requiert des  taillages réguliers. Ils se feront dès le début du printemps. Cette opération facilite la circulation de la sève dans toutes les branches solides, pour porter ses fruits : les mandarines.

Pour cela, il est nécessaire de couper les fines branches ou celles qui commencent à perdre de feuilles et à être sèches. Ces dernières encombrent souvent l’intérieur des feuillages et empêchent les nouvelles de croître.

La principale maladie qui attaque les mandariniers est la présence des cochenilles. Ce sont des parasites très répandues dans les jardins et ne touchent pas que les arbres fruitiers mais aussi les plantes ornementales.

Elles se nourrissent de la sève de l’arbuste et l’assèchent de plus en plus si on ne prend pas soin de l’éliminer. Sa présence est marquée par des amas blancs et farineux. Heureusement, on peut y remédier en appliquant sur les branches infectées un mélange d’huile végétale et de liquide vaisselle ou tout simplement une solution liquide de savon noir qu’on pulvérise directement sur ces parasites.

Composition et bienfaits du fruit de cette plante

Comme la mandarine fait partie des agrumes, elle a un apport important en vitamine C. Elle a aussi une forte teneur en calcium et en potassium. On y détecte aussi la présence de magnésium et des oligo-éléments. Ce fruit n’est donc pas seulement délicieux (avec un goût plus sucré qu’acide comme celui des autres agrumes) mais est aussi très bon pour la santé, malgré le fait qu’elle a aussi beaucoup de graines.

Elle est conseillée en cas de congestion nasale ou de sensation de fatigue. D’ailleurs, c’est pour cela qu’on retrouve souvent la mandarine parmi les recettes qui boostent votre énergie après une longue journée de travail par exemple.

Sa couleur orangée est due à la présence de carotène. Ce fruit est aussi l’allié de ceux qui suivent un régime pour perte de poids car il est peu calorifique et contient des fibres.

On peut aussi profiter du bienfait de l’huile essentiel qui provient du zeste de la mandarine. En effet, cette huile est issue d’une extraction à froid et dispose de nombreuses vertus. On peut citer sa propriété tonique et antiseptique.

A cela s’ajoute le fait que l’huile essentiel de mandarine est excellente pour la digestion. De plus, son odeur est très relaxante. Cette huile peut se boire en tisane, en y ajoutant quelques gouttes (2 ou 3 gouttes suffisent), pour stimuler la digestion.

Elle s’utilise aussi en cosmétique bio, en tant que masque tonifiant et purifiant. Elle donne aussi un teint éclatant et a un effet adoucissant à la peau.

Quelques recettes avec le fruit du mandarinier

Ce fruit se décline en plusieurs plats délicieux. On peut concocter une confiture fait maison avec, ou faire un bon gâteau aux mandarines. Bref, ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Elles accompagnent très bien les plats sucrés ou salés.

Voici la recette de la fameuse tarte aux mandarines. Comme ingrédients, on aura besoin de 400 grammes de pâte brisée, 80 grammes de beurre, 250 grammes de sucre semoule et bien sûr, les mandarines.

Il faudra 7 mandarines de taille moyenne. Ici, on utilisera une pâte brisée déjà toute faite. Premièrement, on prend un moule de diamètre 22 ou 24 cm, selon ce que l’on a chez soi. On y étale la pâte, en s’assurant que l’épaisseur soit en moyenne de 4 mm.

Ensuite, il faudra mélanger les œufs et le sucre dans un bol et bien fouetter le mélange. En attendant, on préchauffe le four à 200°C, et d’un autre côté, on commence par rapper le zest des mandarines et presser les fruits pour en extraire le jus.

On ajoute le beurre au mélange œufs-sucre, puis le jus des mandarines et enfin le zeste. On prend soin de fouetter énergiquement le tout et puis on étale cette mixture sur la pâte déjà disposée sur le moule et on met à cuire pendant 35 mm.

Simple et facile à faire, mais néanmoins délicieux, cette recette ne manquera pas de plaire aux enfants et même à toute la famille.

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